FDN des Philippines

Le conflit qui oppose le gouvernement  des Philippines et le Parti communiste des Philippines (PCP) dure depuis près de 50 ans. Il est considéré comme la plus longue insurrection communiste que l’Asie ait connue. La première victime de ce conflit est la population civile, avec un nombre de morts estimé à plus de 40 000. Depuis février 2004, HD apporte son soutien au gouvernement norvégien, qui joue le rôle de tiers facilitateur dans des pourparlers de paix entre le gouvernement philippin et le Front démocratique national (FDN) des Philippines, lequel participe aux négociations au nom du PCP et de sa branche militaire, la New People’s Army (NPA).

Historique

Le conflit entre le gouvernement philippin et le Parti communiste des Philippines a débuté en 1968. Depuis lors, il a causé d’immenses souffrances au sein de la population civile, causant plus de 40 000 morts.

Suite à une interruption de trois ans, les pourparlers de paix officiels entre le gouvernement et le FDN, l’organe politique du PCP, ont repris au début de l’année 2004. Trois cycles de négociations se sont déroulés sous les auspices du gouvernement norvégien auquel HD  a apporté son aide, y compris dans à la mise en place d’un comité mixte de suivi (Joint Monitoring Committee, JMC) à Manille, en 2004. Le JMC est chargé de recueillir et de traiter les plaintes pour violation de l’Accord global sur le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire (CARHRIHL), signé par les deux parties en 1998. La population est encouragée à soumettre d’éventuelles plaintes au comité, qui les transmet ensuite à la direction de chacune des deux parties, où elles sont examinées afin que les mesures nécessaires soient prises.

En septembre 2004, les négociations prévues entre les deux parties ont  été reportées, le PCP ayant été placé sur la liste officielle des organisations terroristes par les États-Unis et l’Union européenne. Le FDN a également annoncé son refus de négocier avec le gouvernement. Peu après ces déclarations, de nouveaux affrontements ont eu lieu.

Malgré le blocage des pourparlers, le JMC a poursuivi son travail sous la supervision de HD. En février 2007, le rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits de l’homme, Philip Alston, s’est rendu aux Philippines pour enquêter sur les  atteintes aux droits humains constatées dans le pays au cours des trois années précédentes.  Suite à sa visite,il a présenté un rapport extrêmement critique envers le gouvernement  soulignant sa responsabilité dans l’assassinat de plus d’une centaine d’activistes.

Les années suivantes ont vu l’échec de plusieurs tentatives de relance des négociations officielles.

En mai 2010, le sénateur Benigno « Noynoy » Aquino a été élu président. Un nouveau groupe de négociation, dirigé par l’avocat Alexander Padilla, a alors été formé par le gouvernement philippin. En février 2011, les pourparlers officiels ont repris à Oslo, en Norvège mais les négociations sont  restées au point mort pendant quatre ans encore.

En 2016, Rodrigo Duterte, qui se définit comme un homme de gauche, est sorti vainqueur de la présidentielle. À la suite de son élection, qui a entraîné un certain apaisement  entre le gouvernement philippin et le FDN, les parties ont rouvert les négociations à Oslo et chacune a déclaré unilatéralement un cessez-le-feu dans tout le pays. Pour beaucoup, cet événement, inédit aux Philippines, a laissé entrevoir un espoir de paix après des décennies de conflit

Cependant, en février 2017, après six mois de négociations formelles, la branche militaire du PCP (la NPA) a annoncé qu’elle mettait fin au cessez-le-feu. À l’heure actuelle, les pourparlers restent en suspens après la signature par le président Duterte de la Proclamation 360, appelant le Bureau du conseiller présidentiel pour le processus de paix à cesser toute discussion avec le FDN.

Activités

Suite à des tentatives régulières visant à relancer les négociations, plusieurs rencontres préparatoires entre les deux parties se sont déroulées en 2008 et 2009 sous les auspices du gouvernement norvégien. La dernière a eu lieu à la fin de l’année 2014 à Utrecht, aux Pays-Bas. Les deux parties y ont débattu des conditions d’une reprise des pourparlers officiels, et en particulier de la remise en vigueur de l’Accord conjoint sur les garanties de sécurité et d’immunité.

HD continue de superviser les travaux du comité mixte de suivi (JMC) du gouvernement et du FDN et fournit des conseils au gouvernement norvégien dans ses tentatives de redémarrer le processus de paix. Les activités de HD consistent plus précisément à assurer la liaison avec les représentants du JMC, ainsi qu’avec les acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux du processus politique, et à superviser la gestion administrative et financière du comité.

En 2017, les parties ont accepté de tenir deux séances conjointes visant à améliorer le fonctionnement du JMC. Cet événement, qui représentait un accomplissement majeur pour les deux camps, a été accueilli comme un  développement positif dans le processus de paix. Mandaté par la Norvège pour faciliter les activités conjointes du JMC, HD prévoit de continuer à soutenir les parties au conflit dans ce cadre.

Soutien financier

HD tient à remercier le ministère des Affaires étrangères de Norvège pour son soutien sur ce projet.

Accords et déclarations

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