Soutien au processus de paix au Myanmar

Le processus de paix entre le gouvernement du Myanmar et les groupes armés ethniques représente l’élément central de la transition du pays vers la démocratie lancée en 2011. Le but est d’assurer un dialogue politique efficace devant mener à un État fédéral démocratique et de mettre fin par la même aux insurrections armées de longue durée auxquelles le pays fait face. Parmi ces dernières, certaines remontent en effet aux années 1940. Depuis 2011, HD soutient un dialogue qui vise à encourager un processus de paix inclusif et durable dans le pays. À la demande des parties prenantes, HD a notamment soutenu la conception de cessez-le-feu et de l’architecture du processus. L’organisation aide également les belligérants à développer des solutions politiques au conflit notamment sur les questions qui concernent la transition du secteur de la sécurité. HD a gagné la confiance de toutes les parties au conflit ce qui lui a permis d’apporter un soutien aux discussions sur les questions politiques les plus sensibles du processus.

Contexte

Les travaux préparatoires du processus de paix entre le gouvernement du Myanmar et les 21 groupes armés ethniques du pays ont débuté en 2011, dans le cadre d’un programme plus vaste de réformes dirigé par l’ancien gouvernement du Président Thein Sein, et devant mener à une transition démocratique du pays. Suite à la victoire électorale de son parti, le National League for Democracy, en 2015, et son accession au pouvoir, Aung San Suu Kyi a fait du processus de paix une priorité de son administration. Le gouvernement actuel a émis le désir de mettre un terme aux quelques 70 années de conflit armé avec les groupes minoritaires du pays.

Le dialogue politique entre les signataires de l’accord de cessez-le-feu national a connu des premières avancées notamment sur les questions politiques, économiques, sociales, environnementales et foncières. Les discussions vont à présent se concentrer sur les questions plus contentieuses et notamment celle du fédéralisme et de la réforme du secteur de la sécurité. Seuls 8 des 21 groupes armés ethniques ont signé l’accord de cessez-le-feu national en 2015. Le gouvernement ainsi que l’armée considèrent la signature de cet accord comme la seule voie possible devant permettre aux groupes armés ethniques de participer aux négociations des points politiques clés.

Bien que deux groupes armés supplémentaires aient signé l’accord en janvier 2018, l’intégration des groupes les plus puissants au processus reste clé pour l’avancée du processus. Les affrontements sporadiques entre les groupes armés eux-mêmes ont compliqué la négociation de cessez-le-feu nécessaires à la désescalade du conflit. Les hostilités en cours dans les Etats de Kachin et Shan, ont également provoqué de nouveaux déplacements de population et ont fait de nouvelles victimes, sapant plus encore la confiance dans le processus.

Activités

HD soutient le processus de paix de manière discrète et non-intrusive. Il a été l’une des premières organisations internationales à s’engager de manière substantielle dans ce dernier en 2011 avec le gouvernement de Thein Sein, et continue aujourd’hui à soutenir le processus avec l’actuelle administration gouvernementale. HD fournit notamment un soutien technique ainsi que des services de facilitation à l’ensemble des parties au conflit, y compris l’armée birmane, le gouvernement, les partis politiques, et les groupes armés ethniques. Son travail s’est essentiellement concentré sur la conception de cessez-le-feu, et le soutien au dialogue devant permette de développer une vision commune du secteur de la sécurité. HD a également aidé les parties au conflit à développer des solutions politiques au conflit y compris via la conception et la mise sur pied d’un dialogue politique, et leur a fourni des espaces informels de discussion.

Soutien financier

HD souhaite exprimer sa gratitude au Département australien des Affaires étrangères et du commerce pour son soutien au travail de HD au Myanmar.